• Le livre du lagomSi cela fait longtemps que j'entends parler du "Hygge", j'ai appris l'existence de la philosophie Lagom il y a quelques semaines en discutant avec une collègue qui était justement en train de lire ce livre.

    Comme le dit si bien la couverture, le lagom c'est "l'art suédois du ni trop, ni trop peu".

    Et ce livre, écrit par une journaliste bloggeuse, nous explique ce que c'est être Lagom pour les suédois.

     

     

    Pourquoi ce livre m'a plu "moyen"

    Je l'ai trouvé très accessible, très aéré et très clair dans ses explications. Donc à ce niveau là, j'ai plutôt bien aimé avoir ce livre en main. Cependant ça reste quelque chose d'un peu superficiel, sans être péjorative. On a beau avoir les conseils de l'auteure, des interviews de suédois experts dans leur domaine, on ne fait qu'effleurer l'esprit Lagom. C'est donc un très bon livre pour qui veut une première approche. Mais je crois que je m'attendais à plus...

    Et pour un livre sur une philosophie qui se veut éco-responsable, j'ai trouvé ça dommage que les grandes marques suédoises citées (H&M et Ikéa) le soit pour leur côté soit-disant lagom alors que l'un comme l'autre font, selon moi, du green washing.

    Et j'ai lu beaucoup de polars suédois dans ma vie et tous dépeignent le mal-être suédois... Apparemment donc ça existe. Et quand on lit ce livre, c'est comme s'il n'y avait pas de juste milieu (alors que c'est bien ça le lagom !!!). A lire ce livre, la Suède est un pays merveilleux et les suédois sont des gens merveilleux...

    Bref je n'ai pas trouvé assez de nuances dans ce livre pour qu'il me plaise vraiment.

     

    mandala rose

     

    Est-ce que ce livre m'a apporté quelque chose ?

     

    Pas vraiment donc car en fait je me rends compte que je suis déjà un peu lagom (pas sur tout). De manière naturelle je consomme peu, j'aime me promener dans la nature, je préfère passer du temps avec mes enfants que leur offrir des jouets, j'ai un métier qui me permet de bosser uniquement pendant mes heures de travail, je cultive les joies simples avec un groupe facebook...

    Evidemment je ne suis pas parfaite, loin de là, mais je pense qu'avoir lu ce livre ne va pas me permettre de changer plus de choses que ce que j'essaie déjà de faire.

    mandala rose

     

    Est-ce que j'ai appris des choses grâce à ce livre ?

     

    Oui, j'ai appris (ou ré appris car il y a certaines choses que je savais déjà) ce qu'était le mode de vie suédois. C'est vrai que ça donne envie d'aller y habiter, de partir à la rencontre des suédois, de vivre comme ça...

    Au final ça me donne surtout envie de m'informer plus sur ce pays, sous tous ses aspects, que d'essayer de vivre lagom !

    mandala rose

     

    A la fin du livre, l'auteure fait la liste de ce qu'elle faisait déjà et de ce qu'elle pourrait faire pour s'améliorer. Alors je vais essayer de trouver 2 ou 3 choses qui me permettrait d'être plus lagom :

    - Reprendre la méditation de pleine conscience

    - Ne pas attendre trop des autres

    - Faire plus pour les autres, notamment les personnes comme vous et moi qui se sentent seules.

     


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  • couverture du livre "la viande" de Jean-Michel Lecerf

     

    Ca fait à peu près deux ans que j'ai décidé d'arrêter de manger de la viande, pour des raisons écolo (pour faire court). Et pourtant, je ne me revendique pas végétarienne, loin de là !

    J'ai donc eu envie de me renseigner un peu plus sur cette problématique :  "manger de la viande est-il mauvais pour la planète ?"

     

     

     

    Est-ce que j'ai eu la réponse à la question en lisant de livre ?

    Oui.

    Et quelle est la réponse ?

    Oui, de manière raisonnée.

    figure décorative

     

    J'ai beaucoup apprécié ce livre, relativement court, qui va droit au but, et prend absolument tous les aspects de la problématique en compte. Les chapitres se succèdent ainsi :

    - Sociologie et comportement (la viande dans l'histoire) (si les hommes préhistoriques mangeaient de la viande c'était surtout par opportunisme. L'homme est omnivore car il s'adapte tout simplement à son environnement)

    - Du côté de la nutrition (une partie beaucoup plus technique sur ce qu'apporte la viande en nutriment, mais aussi sur le fait qu'aucun aliment n'est mauvais dans la mesure où il est consommé raisonnablement)

    - Objectif santé (en gros les risques de cancer sont là si on mange de la viande deux fois par jour et qu'en plus on fume et on boit et on mange plutôt au fast-food et qu'on fait peu de sport...)

    - Le bien-être animal (On peut élever les animaux, les respecter, les aimer et les manger quand même)

    - L'environnement : le bien commun (les problèmes que l'on a découvert suite à la mondialisation, les problèmes dus aux antiobiotiques, que faire pour y remédier : manger bio et local, une viande de qualité, plus chère mais moins souvent)

    - En manger moins ? (chercher la qualité dans son assiette mais aussi dans le partage du repas)

    Et en prime, quelques idées de menus pour une semaine équilibrée : menus omnivores et menus végétariens !

    figure décorative

     

    J'ai pris plusieurs petites notes mais finalement, avec quelques jours de recul, tout tient en une phrase :

    voici un livre qui prend tous les éléments en compte, qui voit les avantages et les inconvénients de chaque aspect, qui explique les choses clairement et succinctement, un livre accessible qui ne fait que renforcer ma conviction.

    Quelle est cette conviction ?

    Pas besoin d'étiquette ! Si j'étais obligée de me mettre une étiquette alors je suis flexi ! Cependant je réitère : pas besoin d'étiquette. On peut manger de la viande en évitant d'en manger trop, en essayant de la consommer bio et local, pour la santé et pour soutenir l'économie locale, on peut partager un bon repas en famille ou entre amis autour d'une viande ou autour d'un repas complètement végétarien. L'important est d'être en accord avec ses convictions.

     

    figure décorative

     

    Je terminerai juste sur cette citation :

    "Manger est un espace de liberté qu'il est important de respecter. C'est aussi un lieu de rencontre où nous nous enrichissons de nos cultures. Nos sensibilités différentes font partie de la diversité humaine et de nos complémentarités. C'est donc un acte individuel qui caractérise ce que nous sommes, notre histoire, notre éducation, nos goûts, notre culture, nos convictions. Pour toutes ces raisons, cet espace de liberté est important à préserver. Il est essentiel de ne pas imposer ses choix alimentaires aux autres, fussent-ils défendables sur le plan éthique, moral, religieux, politique ou environnemental."


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  • L'écologiste n°48 "les clés de l'alimentation santé"

    Avant de commencer à vous parler de cette revue, je vous entends déjà dire : "elle nous a annoncé une pause il y a deux jours et elle est déjà là !"

    Eh bien oui. Je suis tombée par hasard sur cette revue à la bibliothèque. Et ce soir j'ai décidé de mettre mon projet du moment, celui qui est censé ne plus trop me laisser de temps pour mon blog, de côté. .

    Du coup j'ai lu, pour la première fois, cette revue, que je ne connaissais que de nom.

     

    Qu'ai-je apprécié dans cette revue ?

    * Les articles relativement court. A part un ou deux qui font 4 pages, la plupart ne font qu'un double page.

    * Le nombre de livres proposés en rapport avec les articles. J'en ai d'ailleurs réservé trois à la médiathèque :

    couverture du livre "les aliments anti-cancer"- Les aliments anti-cancer. Simplement parce que ce dossier me fait prendre encore plus conscience de la nécessité de comprendre les bienfaits (ou méfaits) des aliments que nous ingurgitons.

     

     

    couverture du livre "l'alimentation à découvert)- L'alimentation à découvert. Il s'agit apparemment d'un livre illustré comprenant 127 questions précises relatives à l'alimentation. Ça m'intrigue.

     

     

    couverture du livre "la viande"- La viande, un peu, beaucoup, passionnément ou pas du tout ? J'en ai déjà parlé, j'ai voulu totalement arrêté la viande, puis devenir végétarienne et finalement j'ai juste une alimentation réfléchie et j'essaye de manger le moins de viande possible. Mais je ne m'empêche pas d'en manger non plus...

     

    * La diversité des thématiques. Il y a du politique, du social, du pratique, du culturel...

    * Le dossier, sur l'alimentation donc, qui n'a fait que conforter mes choix et mon envie de manger encore mieux et d'inculquer à mes filles le plaisir de manger et la nécessité de manger sain en protégeant son corps, l'environnement, en accord avec ses convictions mais aussi son territoire !

     

    Alors, est-ce que je vais m'abonner à cette revue ?

    Eh bien non. Pourquoi ? Pour la même raison que je ne m'abonne pas à la revue Kaizen, à We Demain, à Terra Eco (qui n'existe plus...)

    J'aimerais pouvoir les soutenir financièrement en m'abonnant et je sais que j'apprendrais plein de choses en les lisant. Mais quoiqu'on en dise, une revue c'est un déchet. Même si on peut assimiler certaines de ses revues à des livres, contrairement aux livres, je sais que je ne les relirai jamais. Donc il y a déjà le déchet du plastique qui l'entoure dans la boîte aux lettres puis l'éternelle question "oui mais j'en fais quoi après ?"

    Certains pourront me dire que sur ce cas précis, je suis un peu extrêmiste... que le papier se recycle, que certaines bibliothèques acceptent les dons aussi de certaines revues et c'est pour ça d'ailleurs que j'en achète occasionnellement, quand le sujet traité m'intéresse tout particulièrement.

    Mais dans la mesure où je peux trouver les revues en bibliothèques (pas toutes, loin de là), mon choix est vite fait.

     

    Pourquoi ne pas s'abonner à la version numérique alors ?

    Je n'ai rien contre le numérique, mais d'expérience, j'ai pu constater que je ne lisais pas en numérique. Je l'ai déjà fait, ça ne me gêne pas tant que ça. Mais je n'ai pas le réflexe de prendre ma tablette pour aller voir un nouveau magazine...

    Vais-je lire les prochains (ou les anciens ?) numéros de "L'écologiste" ?

    Pourquoi pas, si je tombe dessus à nouveau à la médiathèque, ou que quelqu'un m'en parle et peut me le prêter, ou que le dossier m'intéresse particulièrement et que je l'achète en kiosque...

    Question subsidiaire : ta pause est-elle finie ?

    Non ! On peut dire qu'elle démarre maintenant. Et je l'ai toujours clamé haut et fort depuis le début de ce blog (qui a tout de même presque 3 ans je n'en reviens pas !) : je fais ce que je veux. Si je dis "pause" et que je vous écris un article par semaine, c'est mon droit. Si je dis "pause" et que je n'écris rien pendant trois mois, c'est mon droit aussi. Comme je le disais dans mon article sur la pause justement, je continuerai de toute façon à faire ce que je peux à mon niveau... et j'espère que vous aussi !

     

     


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  • La grande détox, Dr Patric Halimi

     

    Patrice Halimi est médecin, chirurgien pédiatre pour être exacte. Au cours de sa vie professionnelle il s'est rendu compte à quel point notre environnement avait eu des conséquences, néfastes, sur notre santé.

    Il a donc décidé de créer une association : Association Santé Environnement Fance (ASEF) 

    En 2015 il a également écrit un livre dont je vous parle aujourd'hui "la grande détox; comment éviter les poisons du quotidien ?"

    Le concept est relativement simple : le Dr Patrice Halimi est parti de la journée "lambda" de monsieur et madame tout le monde : le réveil en passant par la salle de bain, la journée au boulot avec toutes les ondes, les repas, le week-end avec ses activités de loisirs type bricolage et jardinage.

    Ainsi chaque chapitre correspond à un moment de la journée. Et pour tous, le Dr Halimi nous précise pourquoi telle ou telle chose est polluante (avec des noms scientifiques dans des tableaux) et études à l'appui et surtout il nous donne plein de trucs et astuces pour vivre autrement.

    Cela correspond tout à fait ma démarche "écolo-zéro déchet-consommons responsable-minimaliste" que j'essaye de partager avec vous sur ce blog.

    Il y a donc beaucoup de choses qui me paraissaient évidentes et que je fais déjà (notamment le ménage au vinaigre et au bicarbonate, ou encore mettre mon téléphone portable en mode avion la nuit). Mais il y a plein d'astuces auxquelles je n'ai pas encore été confrontées (les poux notamment !)

    En bref ce livre se lit très facilement, il est accessible à tous, il est plein de bonnes idées. Pour les pros de la démarche "zécolo" vous n'apprendrez peut-être pas grand chose. Mais pour tous ceux qui débutent, pour ceux qui s'y intéressent, pour ceux qui commenceraient à se sensibiliser à tout ça, ce livre est à lire !!

    Ah et le site de l'association fourmille de guides, d'idées, d'articles, d'actualités qui poussent beaucoup plus loin la réflexion et la mise en pratique !


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  • Que feriez-vous si vous saviez ? Eric & Catherine GuilyardiEric Guilyardi est océanographe et climatologue. Catherine Guilyardi, sa soeur, est journaliste.

    Ils ont décidé d'écrire ce livre à 4 mains pour savoir "Comment, quand on est climatologue, faire entendre l'urgence climatique sans être ni inaudible, ni alarmiste ?"

    Ce livre est formidable car il est clair, concis, précis. On y apprend principalement comment, main dans la main, les scientifiques et les journalistes ont fini par trouver des outils pour pouvoir parler au peuple, à vous et moi.

     

    J'ai eu connaissance de ce livre en écoutant l'émission de la Tête au Carré sur France Inter, et si vous n'avez pas le temps de le lire, pas la possibilité de l'acheter ou de l'emprunter, je vous recommande vivement de ré-écouter l'émission du 13 octobre 2015.

    pictogramme de l'émission "la tête au carré" sur France Inter

    Le livre est facile à lire et très percutant. Eric et Catherine parlent chacun à leur tour. On apprend que de nombreux scientifiques et chercheurs suivent aujourd'hui des médias training afin de mieux communiquer auprès du grand public sur des faits, des chiffres, des courbes auxquels on ne comprend en général pas grand chose...

    J'ai aussi envie de partager avec vous ces différents passages, qui illustrent des aspects divers et "collatéraux" du réchauffement climatique.

    P.19 Eric dit quelque chose de très sensé et même logique. Mais je crois pourtant que cela est souvent oublié : "La planète s'en remettra. Je m'inquiète pour les hommes qui vont souffrir de sécheresses plus intenses, d'inondations plus fréquentes, d'ouragans plus violents et qui vont quitter leurs terres parce que le niveau des océans va continuer à monter. Je m'inquiète des tensions et des guerres à venir... pas pour la Terre"

    C'est vrai qu'on lit, ou en entend souvent "sauvons la planète". Mais ce n'est pas elle qui a besoin d'être sauvé. C'est bien nous les hommes...

    Dans ce livre on parle aussi de ceux qui sont communément appelés "climato-sceptiques" mais que les auteurs du livre appellent, les négateurs. Et p.45 on trouve un exemple assez clair de la raison pour laquelle certaines personnes nient encore ce fait scientifique. Cet état d'esprit me fait très peur...

    "Chez les climato-scpetiques, le business doit continuer as usual, c'est-à-dire sans remise en cause du système actuel de production et de consommation. Allumer son 4x4 en accélérant à fond, ou laisser la lumière allumée dans toutes les pièces de sa grande maison, est une façon pour ses électeurs de droite américaine de dire leur attachement à la liberté d'agir sans aucun contrôle de l'Etat, encore moins d'un super-Etat représenté par l'ONU qui contraindrait les pays à diminuer leur GES"

    Les derniers chapitres tournent autour de la nécessité de "fabriquer un nouveau récit autour du réchauffement climatique et de la responsabilité de l'homme". Beaucoup d'autres journalistes et scientifiques ont collaboré à ce livre, et ici c'est Stéphane Paoli, journaliste à France Inter qui s'exprime, p.150.

    "Il suffit, nous journalistes, de prendre un micro et de dire (...) mais c'est à chacun d'entre nous, citoyen, de faire face à cette extraordinaire allégorie de la complexité : tout participe à cette histoire de climat et c'est peut-être pour cela que nous avons tant de mal à en parler".

    Je n'ai pas l'impression pour ma part d'avoir du mal à en parler, mais c'est peut-être tout simplement parce que je m'intéresse vivement au sujet.

    Il y a quand même quelque chose qui me turlupine... que ce soit sur facebook ou pour le peu de gens qui me lisent ici, je ne touche qu'un tout petit nombre de personnes, qui plus est, est déjà sensibilisé au sujet... Comment faire donc pour essayer de sensibiliser des personnes qui ne le sont pas ?

    Et cette question est aussi clairement posée entre toutes les lignes de ce livre très intéressant !


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