• Le cri du colibri, Michel Hutt

    couverture du livre "Le cri du colibri", écrit par Michel Hutt

    Voilà un roman qui se passe dans un futur proche (mais ça on le sait très tard dans le livre) et dans lequel nous allons suivre la vie de Paul et sa fille adolescente Léa. L'idée de départ est simple : le grand-père de Paul qu'il n'a quasiment jamais vu de sa vie vient de mourir en leur léguant sa grande maison dans un village en Alsace. Paul et Léa sont parisiens. Ils décident de s'installer dans le village. A partir de ce moment, toute leur vie va devenir écolo. Et ils vont embarquer tout le village avec eux. Jusqu'au jour où le prix du pétrole explose et que le monde entier court à  la catastrophe. Sauf leur village qui depuis déjà plusieurs mois vit "en transition" et donc se suffit à lui-même.

    Sur le papier, toutes les idées sont bonnes à prendre. Et cette notion de village ou ville en transition existe déjà (notamment en Angleterre). Et pour tout ça, je remercie l'auteur d'en avoir fait un roman. Mon âme d'écolo a envie de crier au monde entier de lire ce roman, histoire de piocher toutes les bonnes idées et de rendre ce monde meilleur. Mon âme de lectrice me dit que ce roman ne plaira certainement pas au plus grand nombre. Mon âme d'être humain qui essaie de faire ce qu'elle peut à son niveau me dit "c'est bien beau tout ça, mais c'est un peu le pays des bisounours son village."

    Ce que j'entends par là, et ce que je reproche surtout à ce roman, c'est qu'à chaque nouvelle idée, hop, le truc est mis en place. Paul a miraculeusement un frère riche. (Encore une fois, je prends un raccourci). Et tous les habitants du village sont toujours partants pour mettre en place un nouveau système. C'est formidable. Et je serai vraiment heureuse si la vie se passait comme ça. Sauf que la vie ne se passe pas comme cela. Il y a toujours quelqu'un contre. Toujours quelqu'un pour vous mettre des bâtons dans les roues. Toujours quelqu'un, ou quelque chose, qui vous empêchera de mener à bout votre idée super géniale qui ne pourrait que rendre le monde, et la vie de tous les jours, meilleurs.

    Certes, il ne faut pas s'arrêter de se battre pour autant. Il ne faut pas perdre patience, perdre courage. Il faut s'affirmer, avoir du courage. Toujours argumenter ses propos. Mais parfois on baisse les bras, on perd patience et courage...

    Et de cela, dans ce roman, il n'en est jamais question.

    Rester sur le positif fait partie intégrante de ma démarche pour rendre ce monde meilleur, donc je ne veux pas terminer ce billet sur une note négative. Je partage donc avec vous la fin de la préface de ce livre, signée Pierre Rabhi.

    "(L'ouvrage de Michel Hutt) participe à interpeller les consciences vivantes pour que les intelligences authentiques puissent, avec le feu de leurs engagements, éteindre le feu de l'absurde. Un grand merci à Michel pour son cri plus que jamais essentiel et décisif au coeur d'un temps présent fertile en incertitudes. Un temps où, malgré les apparences, fleurissent, avec les nombreuses intiatives de la société civile, bien des raisons d'espérer et d'agir, et d'agir pour espérer plus encore."


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